sábado, 22 de noviembre de 2014

Un plat appelé "Pachamanca"



Depuis la nuit des temps,  la nourriture est liée ou est considérée comme un don de la terre et du travail de l’homme. Dans certaines cultures, la cuisine n’est pas seulement une nécessité, mais aussi une tradition et une cérémonie culturelle.

Dans les villes de la région centrale du Pérou, il y a un plat qui répond parfaitement à cette définition, et dont le nom est « Pachamanca », lequel vient de l’union des mots quechuas « pacha » (terre) et « manca » (marmite). Le nom se rapporte plus précisément à la façon dont le plat se prépare : dans la terre. Mais au lieu d’évoquer la recette, on parlerait plutôt de technique d'élaboration.

La Pachamanca est un plat qui se cuisine lors d'occasions spéciales, fêtes familiales, célébrations, etc. Dans mon cas personnel, chaque année, nous avons dégusté la Pachamanca pour fêter l’anniversaire de mon grand-père en janvier. 

En ce qui concerne le déroulement des opérations, tout débute normalement le samedi matin, le travail se partage entre tous. Toute la famille, grands-parents, fils et filles, petit-fils et petites-filles, oncles, tantes, tous y participent. La famille achète la viande, en général un cochon, un mouton, et de la dinde. Et parfois du boeuf. Le plat est également composé de pommes de terre, de bananes à cuire, d'oignons, de « camotes » (carottes douces), des « ocas » et d’autres types de pommes de terre péruviennes (eh oui, il y a entre 4 000 à 5 000 variétés au Pérou, de diverses formes et saveurs), haricots de Lima, etc. 

Les hommes doivent tuer les animaux, et les couper en morceaux ; tandis que les femmes préparent des sauces avec beaucoup d'épices dans des jarres ou de très grands récipients. La viande est ensuite laissée à mariner dans les sauces jusqu’au lendemain.  Pendant tout ce travail des adultes, les enfants font « leurs travaux » de toujours : ils jouent avec les cousins et les cousines qui viennent de plusieurs villes avec leur famille, spécialement pour cet événement.

Pendant toute l’après-midi, les adultes jouent aussi au volleyball, au football, aux cartes, et parlent de la vie, de la famille, d’économie, de politique, bref tous les sujets classiques des adultes mais ils dorment finalement assez tôt en pensant au travail qui les attend le jour suivant.

Le dimanche commence avec les hommes qui creusent la terre pour faire un four, lequel est fait avec des pierres d’origine volcanique qui résistent aux hautes températures. Les hommes emmènent les pierres des montagnes, et les enfants doivent les laver. Le four est fabriqué en forme d’iglou sous le niveau du sol. Les hommes allument ensuite le feu, lequel restera allumé durant quatre heures environ.

Quand les pierres sont prêtes, les femmes emmènent la viande avec les patates, et avec beaucoup de délicatesse, elles font une sorte de « lit » avec les pierres les plus grandes, sur lesquels la viande du cochon et du mouton se posent, et après elles sont couvertes avec des pierres plus petites. Sur ces pierres, on pose la viande de dinde dans des récipients en aluminium, et les patates à côté avec des bananes à cuire.

Après, tout est couvert par des feuilles d'arbres à banane, puis par du foin, des sacs de carton, et des sacs de riz, l’un après l’autre. Finalement, on recouvre le tout grâce à la terre.

Au même moment, les adultes commencent à boire des bières et du vin, ils attendent en effet une heure pour déterrer soigneusement la nourriture. L'astuce est de nettoyer d’abord toute la terre, et d'ouvrir ensuite le four comme une fleur. Et les odeurs envahissent toute la maison et les jardins. 

Finalement, après un tel labeur, le banquet commence. Bon appétit. 


Carusso.

sábado, 15 de noviembre de 2014

Le Pain au Pérou

Le pain est une nourriture essentielle dans la vie des gens dans plusieurs pays et/ou cultures dans le monde. Le pain n'est pas seulement une source d'énergie, mais fait partie intégrante de la gastronomie de certains pays, comme la France, l'Italie, etc.

Au Pérou, c'est aussi une nourriture très importante, du nord au sud, de la côte aux montagnes. Malgré ça, on écoute parfois les touristes (français principalement) dire que le pain péruvien n’est pas très bon, ou encore qu'il manque de diversité.
La vérité est que cette situation est vérifiable à Lima, mais si on pose notre regard sur les villes montagneuses, on peut trouver certains types de pain très sympathiques ou très spéciaux.

Par exemple, dans les villes de la région centrale, on peut goûter une très bonne version péruvienne du pain au lait, un très savoureux pain « mistishongo », fait de maïs noir et de blé ; des petits pains vitellins, faits avec le jaune d’œuf, que l'on mange avec une tasse de chocolat chaud, etc.
On peut aussi trouver des pains « cariocas » très croustillants ; du pain « mestizo » ; des pains « roscas » ; les « colizas » ; du pain salé ; du pain de carnaval, un grand pain fait en forme de lamas ou des effigies que l'on mange lors des fêtes traditionnelles. Certains types de brioches, avec du lait, avec du chocolat, etc. Ces types de pain changent en fonction des villes où l’on se situe.

Malheureusement, cette tradition et culture pour le pain est presque perdue à Lima, notre grande capitale. C’est pour ça que je comprends maintenant lorsque j’entends des français parler avec nostalgie du bon pain. J’ai souffert de la même nostalgie quand je suis arrivé à Lima il y a 12 ans environ, le sentiment de l’arôme du pain chaud dans les rues à 6 heures du matin ou 5 heures de l’après-midi.

Finalement, vous savez maintenant que c’est possible de trouver un pain agréable ou particulier au Pérou, vous devez seulement vous intéresser aux villes des montagnes péruviennes à chaque fois que vous franchissez les frontières de la capitale.



Carusso.